Compte-rendu réunion commission de suivi du site de stockage de déchets ALVEOL

Le site ALVEOL est prévu pour recevoir des déchets dits" ultimes et non dangereux" si "non dangereux" peut se comprendre aisément (bien qu'il ne soit pas fait état de ce qu'on nomme « écotoxicité », déchet qui présente ou peut présenter des risques immédiats ou différés pour une ou plusieurs composantes de l'environnement), "ultime"  signifie qui ne peut plus être recyclé ni valorisé « dans les conditions techniques et économiques du moment », s'ils peuvent être recyclés mais que cela coûte trop cher l'enfouissement sera donc dans ce cas privilégié.


Depuis le 3 juillet et provenant de la friche industrielle abandonnée du Palais sur Vienne y sont déversés pour enfouissement des" déchets caoutchouteux" ainsi nommés car devant être" ultimes" pour pouvoir être enfouis sur ALVEOL. En effet une loi de 2002 interdit l'enfouissement des pneus et du même coup oblige les « producteurs » à les recycler.

Le site Wattelez étant fermé depuis bien avant cette loi (1991) la société EURECA gestionnaire à l'époque n'avait donc pas l'obligation de financer ce recyclage (elle était d'ailleurs en faillite 2 ans après le rachat) et le stock étant à présent constitué de « déchets caoutchouteux » tout cela peut être enfoui sur le site d'ALVEOL.

Les communes de Bellac et de Peyrat de Bellac (sur lesquelles se situe ALVEOL) ont été informées en juin de ce projet. La commune de Blond bien que faisant partie de la Commission de Suivi de Site n'a pas été conviée à cette réunion et la représentante de la commune en a été informée par la presse !

Un groupe d'habitants du territoire s'est alors mobilisé pour s'informer sur les conditions et les risques d'un tel enfouissement aussi massif et a sollicité la Sous-Préfète puis le Préfet et le Président du SYDED. Il a été redit que ces déchets n'avaient aucun caractère de dangerosité et que le site ALVEOL était parfaitement adapté pour ce stockage, des mesures supplémentaires ont malgré tout été mises en place pour surveiller d'éventuels départ de feu. En effet un tel incendie serait extrêmement difficile à maîtriser et entraînerait une pollution de l'air et des sols très grave. Un départ de feu spontané est difficilement envisageable, le risque accidentel a été réduit par l'ouverture d'une alvéole exclusivement dédiée à ce stockage. Reste donc le risque d'un départ de feu malveillant et le SYDED a donc installé des caméras thermiques supplémentaires, augmenté les rondes de surveillance et prévu des matériaux inertes a proximité pour étouffer un éventuel départ de feu. Il est à noter que ces précautions supplémentaires ont été prises suite au mouvement citoyen dans le cadre du « collectif environnemental de Basse Marche ».

Quand au va et vient des camions un circuit a été envisagé pour éviter de traverser des bourgs importants. Il a été envisagé à l'époque 8 mois de transport à raison d'une dizaine de camions par jour !

Différentes réunions, manifestations, blocages ont été organisés par le collectif durant tout l'été pour tenter de stopper ce transfert et demander la mise en œuvre d'un traitement de ces déchets plus écologique et conforme aux directives du ministère demandant la diminution de 50 % des mesures d'enfouissement de déchets.

Toutes les informations sur ces actions et sur le dossier dans ses différents aspects, (actualité, lois, technologies, historique) sont disponibles sur le site du collectif :

 
https://collectifenvironnementalbasse-marche.weebly.com/

 

Le 26 septembre les membres de la Commission de suivi de site sont invités à visiter le chantier de transfert des pneus et déchets caoutchouteux sur la friche Wattelez au Palais sur Vienne. En suivant ils visitent les équipements et mesures de sécurité du site ALVEOL consacrés à leur enfouissement.

La représentante de Blond s'y rend et a la surprise de découvrir un site dont le déblaiement est pratiquement terminé, la quantité estimée à 62 000 tonnes ne sera en fait que de 25 000. De ce fait l'alvéole consacrée à ces déchets est à moitié vide.

Une réunion de la commission le 3 octobre confirme ce tonnage et la fin du transfert en novembre.

Si l'on ne peut que se réjouir de cette baisse du tonnage d'enfouissement, des questions seront posées sur la fiabilité globale de l'étude quant à la non dangerosité et l'impossibilité du recyclage étant donnée l'énormité de cette  erreur d'estimation.

Comment sera comblée l'alvéole ? Elle sera apparemment divisée en deux parties.

Le Préfet lors de cette réunion s'engagera à ce que le Syded rentre dans ses frais ce qui en principe n'était effectif qu'à partir de 40 000 tonnes.

Lien vers le compte rendu officiel de cette commission sur le site de la DREAL :

 

http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/projet_cr_css_07.10.17.pdf

 

Une nouvelle réunion de la Commission de suivi doit se tenir fin 2017 ou début 2018

 

Mme BLANCO GARCIA Représentante de la Commune.

 

 

 

Compte-rendu réunion commission de suivi du site de stockage de déchets ALVEOL

Les bois du roi commune de Bellac 27 janvier 2017

 

La commune de Blond étant concernée par les nuisances pouvant être occasionnées par le site de stockage de déchets ALVEOL, un élu représentant la commune est invité aux commissions de suivi de ce site (Christine Blanco-Garcia).

Y siègent également un représentant de Bellac, de Peyrat de Bellac, du Département et plusieurs représentants d’associations de protection de l’environnement.

Cette commission doit se réunir au moins une fois par an sous la présidence de la sous préfète celle-ci changeant tous les 2 ans la régularité et le suivi de ces réunions est du même coup très aléatoire.

La précédente sous préfète s'était en effet engagée à nous réunir lors du 1er semestre 2016 (plus tôt qu'elle n'y était obligée la précédente réunion ayant presque un an de retard). La sous préfète est partie  et la commission s'est finalement réunie le 27 janvier 2017.

Ce site est conçu pour recevoir 80 000 tonnes de déchets par an, déchets issus du « tout venant » non recyclable des déchetteries et déchets non dangereux industriels. 28 236 tonnes ont été  collectées en 2015 et 26 505 en 2016 (baisse liée au recyclage du mobilier dans les déchetteries). Le site n'étant plus autorisé à recevoir des déchets ménagers (nuisances importantes du fait de l’inadaptation du site) l'installation est de ce fait sous utilisée et largement déficitaire d'autant qu'un nombre important de travaux d'adaptation ont du être faits pour palier les dysfonctionnements multiples.

La commission de suivi du site informe ses membres par un compte rendu de l’activité de l'année écoulée, (quantitatif et qualitatif) et en fin de réunion expose les perspectives et projets éventuels.

On nous fait part ici de façon détaillée des différents incidents survenus (arrêts de torchère, déchets radioactifs, départ de feu…), des modifications et développement en cours (ouverture d'une nouvelle alvéole), des résultats des différentes mesures (qualité de l'air, de l'eau).

 

Cette année les informations les plus importantes portaient sur les perspectives de développement pour tenter de rentabiliser a minima le site ALVEOL.

            - extension de la collecte aux départements voisins

            - stockage de 60 000 tonnes de « déchets caoutchouteux » provenant d'une friche industrielle du Palais / Vienne.

 

Il nous avait été affirmé au départ que le site n'accepterait que les déchets du département mais la quantité étant trop faible un nouvel arrêté a ouvert la collecte aux départements voisins (la Creuse est intéressée par cette possibilité pour du tout venant de déchetteries).

Quand aux « déchets caoutchouteux » il s'agit en fait d'un énorme stock de vieux pneus entreposés depuis des années à l'air libre et dégradés par le soleil, la pluie , le gel et à présent non recyclables nous dit on comme le devraient être des pneus (interdits de stockage en tant que déchets).

Cette annonce a suscité de nombreuses questions et protestations et entre autres pour la perspective des multiples allers et retours de camions nécessaires à ce transfert.

Une démarche a été engagée auprès de la préfecture par « l'association pour la sauvegarde de la Gartempe » pour contester la légalité de ce stockage dans les bois du roi même si l'on nous a certifié que le site était tout à fait adapté pour ce stockage et notamment pour la surveillance et la sécurité (départs de feu), les pneus s'étant en effet par une subtilité lexicale transformés en « déchets caoutchouteux ».

 

Toutes ces informations officielles peuvent être consultées sur le site de la DREAL Limousin « prévention des risques, installations classées »

http://www.limousin.developpement-durable.gouv.fr/dossier-en-cours-centre-alveol-par-le-syded-bellac-a1003.html

 

Incendie sur le site d'ALVEOL

 

Vendredi  20 avril 2018 à 16h30 à l'heure de la débauche un salarié du site repère un départ de feu sur une alvéole en cours de remplissage, en même temps un riverain appelle le site pour signaler une fumée émanant du centre d'enfouissement.

Une demi heure après les 3 brigades de pompiers (Bellac, Mezières, Limoges) étaient en intervention, ils ont quitté le site autour de minuit. Le site étant classé l'intervention des 3 brigades est la procédure imposée systématiquement et n'est pas forcément liée à l'importance du sinistre

Informée de cet incendie, la représentante de Blond et plusieurs membres du collectif environnemental de la Basse Marche se sont rendus lundi matin à la sous-préfecture pour obtenir des informations. N'ayant pu être reçus ils se sont rendus sur le site d'ALVEOL. Là l'ingénieure du SYDED Madame Amanda Faucher s'est rendue disponible et a pris tout le temps nécessaire pour nous donner des explications, répondre à nos questions et nous emmener sur les lieux.

Le feu a pris sur le sommet de l'enfouissement et n'était donc pas un « feu couvant » bien plus complexe et risqué.

L'alvéole a cependant été endommagée par le feu et son étanchéité n'est plus assurée.

Le site sera  fermé la semaine pour le stockage, le temps de la maintenance et de la réparation de l'alvéole (remplacement d'une grande partie du géotextile d'étanchéité). Les réparations démarrent mardi 24 avril au matin.

Quant à l'alvéole contenant les déchets caoutchouteux elle n'a pas été concernée par le feu et les déchets vont être rassemblés et regroupés de façon à occuper une demi alvéole qui sera fermée et couverte comme les autres , rien ne sera mélangé à ce type de déchets. Il est à noter que les lixiviats s'écoulant de cette alvéole sont à présents chargés de résidus ferreux liés à la dégradation des structures métalliques des pneus.

Les pluies abondantes de l'hiver ont entraîné une importante augmentation des lixiviats à traiter (afin d'obtenir de l'eau buvable pouvant être rejetée dans le cours d'eau) et de temps à autre à nouveau des odeurs très désagréables.

Si vous avez senti une mauvaise odeur de brûlé vendredi en fin d'après-midi (je l'ai sentie à La Feyre) elle était liée à cet incendie, les vents allant dans la direction des Monts de Blond ce jour là.

 

Les explications fournies nous ont rassurés sur cet incident même si nos questionnements et notre vigilance demeurent quant au site lui-même.


Compte-rendu de la Commission de Suivi du Site ALVEOL

            jeudi 24 mai 2018 à Peyrat-de-Bellac

 

Sous la présidence de Madame la Sous-Préfète de Bellac.

Alain Auzeméry, président du SYDED, introduit la présentation du bilan d’activité 2017 en précisant que cette année a été particulière en raison de l’arrivée des pneus et déchets caoutchouteux de la friche Wattelez.

Amanda Faucher, responsable du site ALVEOL, présente le bilan d’exploitation 2017.

Les quantités de déchets réceptionnés de 26 505 tonnes en 2016, sont de 47 256 tonnes en 2017 avec les déchets Wattelez.(25 000t)

La masse des encombrants de déchetteries a baissé de 4 %( 4 déchetteries stockent pour une « filière meubles »,6 déchetteries pour une « filière plâtre » )

cette baisse est de 6 % pour le SYDED

 

- déchets caoutchouteux

Il n’y a pas eu de difficultés pour la prise en charge des déchets Wattelez, ce transfert a représenté 1 177 véhicules à raison de 18 par jour (400 tonnes/j).

Les lixiviats issus de cette alvéole ont été isolés dans pour les analyser et prévoir leur traitement. Jusqu’au 30 août, ils ont pu être rejetés sans traitement dans le milieu naturel car conformes aux seuils de rejet. Ensuite, les seuils étant dépassés (métaux, concentration en fer ), ils ont dû être traités.dans la station du site ALVEOL

Le taux de remplissage de l’alvéole est de 46 %, les dépôts se sont arrêtés en novembre 2017 (au lieu de mars 2018), pour un tonnage de 25 074 tonnes (au lieu des 60 000 annoncées).

Ils vont être « retroussés » sur une demi-alvéole.les lixiviats seront gérés indépendamment. Il n'y a pas de production de biogaz sur cette alvéole mais la raccordement au réseau a été fait.

Les travaux d'aménagement de cette alvéole vont commencer fin mai 2018 pour au minimum 2 mois.

 

- qualité de l'air

Une personne de la société ATMO Nouvelle-Aquitaine (fusion des 3 anciens réseaux dont LIMAIR) présente ensuite les résultats d’études sur la surveillance de l’air, effectuées en mars 2017 ( remorque-laboratoire avec analyseurs, préleveurs de métaux lourds et tubes passifs). Les graphiques réalisés pour H2S et les particules fines depuis 2011 montrent que les mesures sont très en-dessous des seuils réglementaires (sauf en 2011 et 2012, période avec de traitement des ordures ménagères) .

plusieurs interventions :

P. Péquignot : les odeurs en ce moment et depuis fin 2017, c’est tous les jours. L’agricultrice, V. Roux, qui a racheté sa ferme de la Caure-du-Bost (la plus proche du site), confirme que c’est insupportable ! Les odeurs pénètrent même dans la maison, ils sont très inquiets ! Les riverains ne sont pas écoutés et contactés par les responsables du site comme lorsque Gabriel Goutier gérait cette communication avec les riverains.

Y. Tricart (Nature Environnement), précise que le seuil perceptible par une personne est de 0,7µg/m³  alors que la valeur-guide de l’OMS pour une « nuisance » est fixée à 7µg/m³ !

On peut donc s’interroger sur la pertinence de ce plan de surveillance de l’air ( 4 semaines par an ) !

C. Blanco-Garcia propose de faire des mesures au moment où les riverains se plaignent des odeurs.

Le ressenti des riverains, ce désagrément régulier n'a t-il pas des conséquences sur la santé même si les « seuils » ne sont pas dépassés de manière continue.

Sur l’origine de ces odeurs, les responsables du SYDED l’attribuent à une pluviométrie très importante donnant une plus grande quantité de lixiviats.

Si les odeurs sont persistantes, A. Faucher évoque une éventuelle possibilité pour réduire le problème : ajouter de l’hydroxyde de fer pour précipiter les molécules soufrées qui seraient ensuite récupérées dans les boues.

Paul Genet (« Sauvons la Gartempe »),et Christine Blanco-Garcia demandent pourquoi attendre  puisque les plaintes sont persistantes et qu'éventuellement il y a un remède. Il est répondu que ce traitement à un coût important et que le résultat ne serait pas garanti !

Amanda Faucher évoque une  réduction du H2S (plus de plâtre) et un traitement du biogaz par un prototype de cuve qui réduit de 80 % l’hydrogène sulfuré (gaz nauséabond), une nouvelle cuve va être installée pour traitement avant la torchére.

Y. Tricard rappelle que lors d'une journée porte ouverte un camion de 20t de feuilles mortes a été accepté sur le site, en contradiction avec le règlement (un rappel a été fait à la ville de limoges qui ne le fera plus!)

 

 

-qualité des eaux

Les responsables du site ALVEOL présentent ensuite le rapport sur la qualité des eaux souterraines.

Elle est contrôlée 2 fois par an (6/2/2017 et 2/8/2017) en amont et en aval du site par un réseau de 6 piézomètres disposés autour du site. En 2017, des analyses supplémentaires ( radioactivité, biologiques et bactériologiques ) ont été effectuées. Les résultats ne font pas apparaître d’anomalies.

 

La qualité des eaux du ruisseau du Vignaud est également contrôlée en amont et en aval 2 fois par an par le laboratoire SGS. Mais la période d’étiage ayant duré jusqu’en décembre 2017, l’étude n’a été faite qu’en avril 2018 (résultats à la prochaine CSS).

P. Genet rappelle que des rejets dans le ruisseau ont été effectués en période d’étiage alors que le débit était trop faible, ce qui est interdit, il y avait d’autres solutions !

A. Faucher reconnaît qu’ils ont en effet vider des rejets alors que le ruisseau avait un débit trop faible. Nous apprenons qu'elle avait eu malgré tout l'aval des services de l’État.

Ces rejets issus du traitement des lixiviats sont en principe « propres » et sans toxicité mais très réglementés, leur volume ne doit pas dépassé 2 % du débit du ruisseau.

 

Un représentant de la société OVIVE explique le protocole du traitement des lixiviats. Il surveille 3 ou 4 fois par mois la conformité de la qualité des lixiviats traités( avec les seuils fixés dans l’arrêté préfectoral) avant rejet.

Il y a aussi un contrôle interne quotidien et une surveillance mensuelle par le laboratoire SGS.

En cas de dépassement des seuils, le rejet est réinjecté en amont de l’unité de traitement pour un nouveau cycle de traitement.

En 2017, la station a rejeté 5442 m³ d’eaux traitées ( 22,5 m³ de rejet par jour).

Les analyses ne font pas apparaître d’anomalies (sur les graphiques pour l’évolution du DCO, Demande Chimique en Oxygène, pour l’azote global et le PH ).

 

- événements divers

A. Faucher relate ensuite les événements sur le site en 2017 :

- La certification ISO 14001 a été renouvelée le 31 mai 2017 (valable jusqu’en septembre 2018).

- La détection de radioactivité à 2 reprises en 2017 sur des déchets inertes et encombrants livrés par une déchetterie d’Ambazac et des encombrants de SUEZ-SYDED, a déclenché la mise en place de la procédure nécessaire.

- La torchère qui effectue la combustion du biogaz a eu 2 arrêts de plus de 6 heures (orages, coupures électriques) et 1 arrêt de moins de 6 heures ( incident sur le réseau EDF )

- divers travaux, quais de déchargements, aménagement alvéole, réseau...

 

Sont évoqués ensuite par Stéphane Ferrand responsable, les dispositifs d’information des riverains (rencontres et contacts téléphoniques). Des réunions semestrielles ont été réalisées le 20 sept. 2017 et le 22 fév. 2018.

Cependant, les riverains qui ont à souffrir des nuisances olfactives importantes depuis quelques mois ne s’estiment pas suffisamment écoutés et ont de grosses inquiétudes.

Le nouveau responsable de la communication va revoir son répertoire téléphonique de « riverains » et éventuellement en étendre le périmètre.

 

-perspectives

 

Sont abordées ensuite les perspectives :

- Collaboration avec le Conservatoire des Espaces Naturels ( suivi de la population du crapaud sonneur à ventre jaune, espèce protégée ), inventaire des orthoptères (grillons, sauterelles) par un expert naturaliste

- Sensibilisation du public avec des portes ouvertes ( y compris aux scolaires ) vendredi 1er juin

- Valorisation du biogaz

  ALVEOL en produit actuellement 220 m³ par heure (pauvre en méthane et riche en molécules soufrées). L’utilisation ne peut pas être une production d’électricité mais plutôt de chaleur. Celle-ci peut être utilisée pour le traitement des lixiviats ( 5100 m³ par an en moyenne ).

En 2017, la production maximum de lixiviats a été de 6500 m³.

2 procédés de traitement sont possibles :

- concentrer les lixiviats bruts par évapo-concentration sous vide

- évaporer les rejets après un traitement biologique et membranaire

Ce qui diminuerait les rejets dans le milieu naturel de plus de moitié.

Quel que soit le procédé tout les lixiviats ne pourront être traités (80 % maxi) il conviendrait donc de les diminuer (diminuer la surface recevant les pluies car on ne peut influencer la météo)

 

Incendie du vendredi 20 avril 2018 :

 

l’exploitant ( VEOLIA ) et un riverain ont donné l’alerte et les pompiers de 4 casernes ( Bellac, Val d’Issoire, Le Dorat et Limoges ) sont intervenus très rapidement. La zone a été surveillée par les services du SDIS. La membrane d’étanchéité a été réparée le 27 avril par la société BHD Environnement et Meyzie TP puis les soudures contrôlées par la société YGD.

 

-inspection du 7 novembre 2017  par la DREAL:

- Sur la compatibilité du rejet des lixiviats traités dans le milieu naturel, une nouvelle réglementation s’appliquera à partir du 1 janvier 2020  ( le rejet doit respecter les dispositions en matière de compatibilité avec le milieu récepteur )

- L’absence d’eau dans le ruisseau du Vignaud a été constatée

La DREAL demande de prévoir une autre solution pour les rejets de lixiviats.

- Sur la composition des lixiviats traités, à compter du 1 janvier 2020, des valeurs plus contraignantes devront être respectées.

La surveillance de ces substances doit s’effectuer depuis janvier 2018 et une campagne d’analyses est demandée par la DREAL.

- La DREAL vérifie l’enregistrement des contrôles mensuels de la hauteur de lixiviats dans le casier par l’exploitant

- Sur la valorisation du biogaz, la DREAL a constaté le fonctionnement des installations de désulfurisation

- Sur le projet des nouvelles installations de traitement des lixiviats qui constitue une modification notable des installations, l’exploitant devra fournir au Préfet un dossier de modification avant le 1 octobre 2018

- Sur la subdivision de l’alvéole comportant les déchets caoutchouteux, un dossier a été fourni par l’exploitant le 13 mars 2018, il n’appelle pas d’observation particulière de la part de la DREAL.

- Sur le rapport de synthèse d’exploitation 2017 fourni en avril 2018 par le SYDED,  pas d’observation particulière

- Sur la procédure pour la proposition d’un arrêté préfectoral complémentaire concernant la mise en place d’un nouveau traitement des lixiviats, le document a été présenté à la CODERST le 24 avril 2018 qui a émis un avis favorable.

L’Inspecteur de la DREAL rappelle la réglementation ICPE qui fixe les valeurs limites des rejets.

L’arrêté préfectoral du 26 juillet 2016 prévoit :

la mesure en continu du débit du ruisseau du Vignaud, débit maxi du rejet inférieur à 31 m³ par jour, débit rejeté inférieur à 2 % du débit instantané du ruisseau, rejet interdit si le débit du ruisseau est inférieur à 1,6 l /s.

 

intervention de l’ONF

N. Cornet a ensuite présenté leur gestion de la « Forêt du SYDED » ( ex Bois du Roy) représentant 127Ha5.

L’ONF gère les coupes et les ventes de bois sur le site dans le respect d’une bonne gestion de la forêt depus 2007.

Les essences sont majoritairement des pins arecio, des chênes sessiles et des chênes rouges

P. Péquignot et P. Genet évoquent les chênes ( une vingtaine ) qui ont été abattus alors qu’ils avaient été marqués pour ne pas l’être lors du défrichage pour le casier 2.

Les responsables du SYDED assurent qu’ils ont épargné la majeure partie de la chênaie.

 

La séance se termine par une réponse d’A. Auzeméry à C. Blanco-Garcia sur les finances :

Wattelez a honoré les premières factures. La dernière envoyée en mars 2018 devrait être payée sous 90 jours.

Le bilan de l’opération Wattelez est positive pour le SYDED.

 

A. Auzeméry n’a pas apprécié les interventions de certains au cours de cette CSS qui mettent en doute le travail des responsables du site ALVEOL auxquels il accorde toute sa confiance.

Il tance vertement en particulier P. Genet.

 

A 13 h.15, Madame la Sous-Préfète clôture la séance.

 

 

 

http://www.nouvelle-aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/departement-87-a10144.html